Brochures

Aidez-nous à poursuivre tous ces magnifiques projets et à rendre les soins de physiothérapie accessibles à toutes les personnes qui en ont besoin!
CHF 20.-        3 mois de traitement à domicile pour un patient à Madagascar
CHF 50.-        4 mois de thérapie pour un enfant en Colombie
CHF 100.-     7 traitements de physiothérapie pour un patient pauvre au Nagaland
CHF 200.-     1 chaise roulante pour un enfant en Colombie
CHF 500.-     3 mois de salaire d’un physiothérapeute malgache
Chaque participation compte! Au nom de tous les bénéficiaires de ce projet, un grand MERCI pour votre soutien!
Suivez les différents projets de l’association Physiothérapeutes du Monde grâce au nouveau site Internet: http://new.canthophysio.org   Ou sur Facebook! Pour cela il faut Liker la page du groupe Physiothérapeutes du Monde

Il n’y a plus de voyage. Plus de projet.

2020 aura été une sombre année, mais grâce à vous tous, grâce à nos généreux donateurs, les programmes sur place ont continué leur lente et difficile évolution.

Tout d’abord, une bonne nouvelle : malgré les difficultés rencontrées depuis le mois de mars par tout le monde, même ici en Suisse, nous avons pu récolter 11’006.88 francs du 1er janvier 2020 au 31 octobre 2020. Merci. Merci de tout cœur.

Cette année, aucun responsable de projet ni aucun physiothérapeute volontaire n’a pu partir en mission pour échanger ses expériences et ses techniques avec les professionnels qui travaillent sur place.

Mais comme vous pourrez le découvrir en lisant cette brochure, nous avons poursuivi tout au long de l’année notre aide auprès des enfants et des jeunes défavorisés dans ces régions lointaines par le biais de nos programmes de développement de la physiothérapie. Nous avons tenu nos engagements pour 2020. Nous savons qu’il est impossible à l’heure actuelle de se projeter en 2021. Pourrons-nous repartir ? Pourrons-nous quitter la Suisse ? Mais nous restons très positifs et nous motivons nos équipes sur place pour continuer à atteindre les objectifs que nous nous étions fixés, tant au Nagaland ou à Madagascar qu’en Colombie. Pour le Vietnam, nous devons attendre afin que Kevin puisse reprendre ses cours et ses formations dès l’ouverture des frontières.

Dépenses du 1er janvier au 31 octobre 2020 :

Frais divers905.09 fr.
Impression brochures2’216.45 fr.
Projet El Salvador/EIRENE1’000.00 fr.
Projet Vietnam1’006.00 fr.
Projet Madagascar5’000.00 fr.
Projet Nagaland5’000.00 fr.
Projet Colombie7’500.00 fr.
Total :22’627.54 fr.
Solde au 31 octobre 20204’966.34 fr.

Voilà pourquoi nous venons encore une fois auprès de vous, parce que nous n’avons pas baissé les bras, parce que nous poursuivons nos tous petits pas commencés en 1999 et que le chemin est encore long, et parce que, ensemble, nous allons préparer 2021 contre vents et marées.

Merci pour votre soutien.

Stanislaw Buchs

Président de CanTho PHYSIO 2ooo – Physiothérapeutes du Monde.

Notre collègue Carole Buccela au Salvador a publié un très bel article très émouvant sur son travail et la vie très difficile que traverse ce pays. Il est hélas trop long pour paraître dans cette petite revue. Nous vous encourageons à le découvrir et à soutenir son projet. Vous le trouverez bientôt sur notre page http://new.canthophysio.org/ ou en nous le demandant à l’adresse suivante : canthophysio@hotmail.com.

Son projet est financé par EIRENE à Genève. 


Nagaland       Angelica Gardaz

Mon engagement remonte à l’année 2009. Lorsque Stan m’expliqua comment il avait fondé l’association Cantho Physio (aujourd’hui Physiothérapeutes du Monde),  d’abord au Vietnam, l’idée m’est venue de monter un projet de physiothérapie pour mon peuple, qui ignorait totalement cette pratique.

La faible assistance médicale aux personnes handicapées, en particulier parmi les familles nécessiteuses du Nagaland, l’État dont je suis originaire en Inde, et les préjugés liés au handicap dans l’esprit des gens, m’ont encore plus motivée pour étendre la vision de Stan jusqu’au Nord-Est de l’Inde.

Comme je ne suis pas une professionnelle de ce milieu, c’était difficile au début pour plusieurs raisons, mais finalement, à l’automne 2013, avec les conseils de Stan et le soutien de ma famille ici en Suisse, j’ai commencé la première séance de thérapie gratuite avec un bébé qui a aujourd’hui 9 ans.

Depuis, j’ai vu de nombreux progrès chez les patients ainsi qu’une éducation de mon peuple à la compréhension envers les cas de handicap.

Avec l’aide de collaborateurs locaux, j’ai pu non seulement offrir des séances de thérapie, mais aussi mettre en place un programme de journées de solidarité au cours desquelles des connaissances et des techniques d’exercices à domicile sont transmises  aux participants.

Jusqu’à présent, nous avons offert plus de 2000 traitements et cela augmente toujours.

Mais cette année depuis le mois de mars, le Nagaland a aussi énormément souffert de la pandémie COVID.

Nos collaborateurs locaux ont été contraints d’adapter leurs horaires de traitements en fonction des réglementations imposées par l’administration locale.

Au mois de mai, nous avons participé à la distribution de nourriture et d’eau aux familles gravement touchées par l’inondation provoquée par le cyclone Amphan.

Alors que les semaines passaient dans l’incertitude, nos collaborateurs ont eu l’excellente idée de participer au programme « Food for All »

Celui-ci a été créé pour venir en aide aux membres de la communauté pauvre qui n’avaient plus de possibilités de travail et qui devaient non seulement s’occuper de leur pain quotidien, mais aussi d’un enfant handicapé ou d’un membre de la famille âgé ayant besoin d’assistance. En juin, 17 familles de Dimapur, Nagaland (ville près de l’Assam) qui ont un membre de leur famille handicapé, ont pu bénéficier de sacs de denrées alimentaires. Au mois de juillet, nous en avons également distribué à 15 familles de Tuensang, Nagaland (ville à la frontière du Myanmar). Nous avons pu aller aussi loin grâce à vous tous. Nous attendons la fin de la crise sanitaire et espérons poursuivre notre programme avec de nombreux nouveaux projets.

Merci encore au nom de l’association et particulièrement du Nagaland, en Inde.

Angela.

Colombie                                                                        Tamara Martinez

        


Chère famille AmaNiños,

Quelle drôle d’année nous traversons ! Notre routine et tous nos plans ont été chamboulés. De nombreux volontaires ont dû reporter leur venue. Certaines des familles que nous suivons sont en quarantaine et nos petits patients ne peuvent plus recevoir tous les soins nécessaires. Je tiens à remercier notre physiothérapeute Saray Usma ainsi que notre coordinateur Jose Cediel pour leur engagement sans faille auprès de notre programme AmaNiños. Saray a pu reprendre le travail en mai et assurer le suivi d’un maximum de nos patients.

Mais commençons par le début d’année. Durant le mois de janvier, la volontaire Laetitia Minart était toujours avec nous – elle est arrivée fin novembre 2019. Son séjour de deux mois et demi a été fait de découvertes et de beaux moments de partage. Très impliquée dans le programme, nous la remercions chaleureusement.

Au mois de février, nous avons accueilli Mathilde Sillon, physiothérapeute française, pour un séjour de trois semaines. Nous la remercions pour son travail de qualité et l’entrain dont elle a fait preuve.

Au mois de mars, nous devions accueillir Camille Jeanrenaud. Mais à ce moment-là, c’était le début de la panique internationale face au Coronavirus, et nous avons appris que la Colombie imposait une quarantaine pour les voyageurs en provenance de certains pays. Camille a donc changé son billet afin de passer par un pays qui ne figurait pas sur la liste rouge. Arrivée en transit à Amsterdam, elle a appris que la situation s’était encore dégradée et elle a décidé de rentrer à Genève le lendemain matin. Et heureusement ! Deux jours plus tard, la Colombie imposait un confinement strict à ses citoyens. Nos volontaires ont été contraints d’annuler leur séjour ou de rentrer en Suisse.

Durant le mois d’avril, Saray n’a pas pu sortir travailler : les règles du confinement sont strictes et les amendes élevées. Toute la ville est confinée. Nous lui proposons de rester chez elle et de lui verser 80% de son salaire. À la fin du mois, avec l’aide de José, elle parvient à obtenir un badge qui lui permet de sortir travailler, et elle peut reprendre les traitements. Il y a beaucoup de mesures de protection à respecter, comme le port du masque et des habits de protection.

Les familles de nos patients sont souvent issues d’un niveau social très bas et vivent au jour le jour. Ainsi, la plupart d’entre elles sont tombées dans une situation de précarité extrême suite à la pandémie de Covid. C’est pourquoi nous avons décidé d’offrir à toutes nos familles un sac avec des vivres de première nécessité (riz, huile, œufs, papier toilette, etc.). Nous avons contacté tous nos anciens volontaires afin de lancer un appel aux dons.

Saray a travaillé sans relâche avec nos patients durant cette période difficile. Elle s’est parfois heurtée à des portes closes : des familles étaient en quarantaine à cause d’un cas de Covid-19 parmi leurs membres.

Elle n’a pas abandonné pour autant. Avec l’aide de José, elle a notamment obtenu des lunettes de vue pour un petit garçon qui souffre de cataracte congénitale.

Actuellement, six des familles avec lesquelles nous travaillons sont touchées par le virus.

De janvier à juillet, nous avons vu 35 patients de manière hebdomadaire et nous avons effectué un total de 605 thérapies. Encore une fois nous tenons à vous remercier de votre générosité, sans laquelle tout cela serait impossible. Mille mercis, fidèles donateurs.

Nous remercions vivement toute l’équipe de l’association Physiothérapeutes du Monde. C’est grâce à son soutien dès le début et à sa confiance en nous que nous avons pu arriver là où nous en sommes aujourd’hui.

Merci aussi à nos relectrices : Cathy Rogivue et Françoise Caroff.

Il est évident que nous remercions Jose Cediel et Saray Usma pour leur investissement et pour leur travail en or et de première qualité. Ces deux piliers solides nous permettent d’avancer sans crainte vers un futur certain.

Nous remercions finalement chacun d’entre vous ! Grâce à votre soutien et à votre générosité, AmaNiños continue de vivre et d’avancer. Bien à vous et à bientôt pour de nouvelles aventures,


Vietnam                                                                   Kevin O. Bavamian

Pourquoi je suis parti… et je repartirai !

Cet article spécial ne parlera pas de l’action présente, mais plutôt des motivations du passé et de quelques projets futurs. La rédaction de cet article se passe dans un moment particulier de l’histoire, où le monde subit un coup du sort par la pandémie du Covid 19. J’espère que nous sortirons grandis de cette épreuve et que la mondialisation prendra un chemin social et environnemental.

En septembre 2016, je fus amené à réaliser un bénévolat au Sunshine Center, à Hô Chi Minh–Ville, pendant six mois. Cette ville de l’Asie du Sud-Est est la plus grande du Vietnam et un centre économique majeur de la région. Elle représente un lieu de concentration des richesses, mais surtout un lieu où les inégalités sont vertigineuses. Je suis moi-même d’origine vietnamienne. Mon père s’installa en France pour fuir la guerre du Vietnam, tandis que ma mère naquit sous les bombes américaines. Ma motivation première était de pouvoir découvrir mon pays d’origine et de retourner aux sources de ma famille.

Le Sunshine Center, fondé par l’organisation Christina Noble, se pose comme un pilier associatif œuvrant pour le droit aux soins et à l’éducation pour les jeunes du Vietnam et de la Mongolie. Mes motivations étaient simples : je voulais aider le plus d’enfants possible durant le temps qui m’était imparti. J’ai toujours eu la chance qu’une main tendue m’aide ou me soutienne pendant mes moments difficiles, je voulais donc offrir cette chance à d’autres. Durant ces six mois, j’ai rencontré Nhu et nous nous sommes mariés en août 2018. Depuis, nous nous sommes installés en France où nous vivons heureux, dans la région parisienne.

Je m’étais fixé pour juin 2020 le projet de réaliser une formation pour les médecins et les kinésithérapeutes du Sunshine Center. Elle devait porter sur plusieurs thématiques : la déformation congénitale du pied, le torticolis du nourrisson et les plagiocéphalies. Malheureusement, les voyages étant supprimés pour l’instant entre la France et le Vietnam, il m’est impossible de mener ce projet à bien. J’espère pouvoir le faire en 2021…

Je remercie les lecteurs de leur générosité, qui permet que des projets humanitaires et forts de sens puissent continuer d’être menés à bien.

Madagascar                                                                            Sarah Leimgruber

Pourquoi s’engager dans un projet humanitaire?

Une fois obtenu mon diplôme de physiothérapeute en 2010, j’ai toujours souhaité travailler dans un projet humanitaire. Voulant d’abord acquérir un peu d’expérience avant de me lancer dans cette aventure, ce n’est que trois ans plus tard que j’ai réalisé mon rêve, lorsque je suis partie cinq mois dans un dispensaire à Mahajanga, dans le nord-ouest de Madagascar.

Quand les gens me demandent ce qui m’a amenée à monter un service de physiothérapie à Madagascar, je leur réponds que c’est le fruit du hasard. En effet, lorsque j’avais demandé un congé sans solde à mon employeur pour pouvoir partir cinq mois en 2013, Madagascar ne faisait pas du tout partie de mes destinations rêvées. Mais quand j’ai fait la connaissance des Sœurs de Saint-Maurice, celles-ci m’ont expliqué que leur congrégation possède un dispensaire à Mahajanga et qu’il y a beaucoup de patients nécessitant de la rééducation, ce qui m’a motivée à choisir cette destination. Dans ce dispensaire travaillent une trentaine de collaborateurs, mais il n’y a pas de physiothérapeute. Cette profession, nommée localement kinésithérapie, est peu connue à Madagascar puisqu’elle est très jeune et qu’il n’y a que deux écoles sur toute l’île.

Après mon départ, les traitements n’ont malheureusement pas pu être poursuivis, par manque de personnel compétent. Très rapidement, l’envie de repartir a commencé à me trotter en tête. Cette fois-ci, je souhaitais partir un an, afin d’aider à engager un kinésithérapeute pour le dispensaire et de le former sur le terrain. Depuis le 1er janvier 2019 c’est Safidy, une kinésithérapeute malgache, qui assure les prises en charge de physiothérapie au dispensaire Aina Vao. C’est une personne très douée sur le plan technique et qui possède une grande envie d’améliorer la qualité de vie de ses patients.

Mais depuis ce printemps, c’est d’abord une épidémie de rougeole qui s’est abattue sur cette île, suivie de la pandémie du coronavirus. Tout ceci a considérablement affecté l’activité du dispensaire Aina Vao. Pour lutter contre la transmission de ces virus, le dispensaire a fait un appel aux dons afin de pouvoir installer des lavabos devant la salle d’attente pour que les patients se lavent les mains en arrivant. Tout le personnel soignant a dû expliquer aux malades l’utilité de ces mesures, vu que la grande majorité des habitants de cette île vit sans eau courante au domicile. Lorsque le coronavirus a fait son apparition, des couturières locales ont été engagées afin de coudre des masques de protection. Le dispensaire a distribué des savons et des masques aux personnes pauvres de la ville afin qu’elles puissent aussi se protéger contre ce virus. J’ai trouvé cette idée tellement ingénieuse que j’ai relayé cet appel aux dons.

Pour terminer cet article, je voudrais remercier Safidy pour le travail exceptionnel qu’elle effectue quotidiennement afin de garantir des prise en charge de qualité aux patients de Mahajanga. Un grand merci à l’association Physiothérapeutes du Monde qui soutient ce projet depuis ses débuts. Et surtout MERCI à vous tous, nos chers donateurs : sans vous rien ne serait possible! Comme on dirait en malgache: « misaotra betsaka », ce qui veut dire « merci beaucoup »!