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AmaNiños : Une perle aux portes de l’Amazonie

Last modified on 2017-07-19 19:45:47 GMT. 0 comments. Top.

 

C’est vendredi matin, il est 9h30 et nous voilà parties chercher deux de nos patientes, Yorely, 12 ans et Ingrith, 9 ans, qui vient accompagnée de sa petite sœur Sara, de 6 ans. Aujourd’hui est un jour particulier, ce n’est pas celui des traitements, au contraire, nous allons manger une glace !experience-mocoa-katya-vicente

Les enfants nous suivent sans poser de questions, tout contents d’aller se promener. Nous prenons un taxi afin de nous rendre au centre-ville.

Une fois arrivées, la main de Yorely se joint spontanément à celle de Tamara, tandis que celles de Sara et Ingrith s’agrippent aux miennes, surtout au moment de traverser la route. Nous arrivons finalement au Frutty Café, un glacier qui a l’air parfait pour notre petite escapade.

Les filles s’installent et la serveuse vient tendre à chacune de nous la carte, afin que nous puissions choisir notre gourmandise. Il n’y a pas de discrimination par rapport à l’âge, chacune de nous étant considérée comme une personne à part entière, qui peut choisir ce qui lui ferait plaisir et cela m’a plu. Les filles font leur choix, Tamara et moi de même, et nous voilà installées, toutes les cinq, à cette chouette table qui sort du quotidien.

Nous poursuivons cette matinée par une halte dans un magasin de jouets afin que chacune puisse choisir un petit cadeau, en souvenir. Ensuite nous repartons déposer les deux sœurs chez elle, et juste avant de nous quitter, nous décidons d’immortaliser le moment, les cinq sur le scooter de Tamara.

Un très beau moment partagé avec ces petites, qui n’ont pas beaucoup d’occasions d’en vivre des comme celui-ci. Et moi, débarquée depuis peu de Suisse pour venir partager mon quotidien avec ces enfants colombiens, me voilà servie et…heureuse.

Le plus incroyable est de pouvoir partager des moments précieux comme celui-ci avec ces enfants, qui savent accueillir les choses les plus simples de la vie et qui compte énormément comme un sourire ou un câlin.experience-mocoa-katya-vicente2

Cette expérience fut l’une parmi tant d’autres lors de mon séjour à Mocoa. Celle-là m’a particulièrement marquée par sa richesse en émotions, mais je dois dire que tout mon séjour a été empreint de cette atmosphère. Cette matinée représente bien mon aventure, qui a été humaine, en lien avec l’essentiel et dans laquelle il a fallu s’adapter aux conditions sur place. Ce qui s’est fait sans problème et m’a permis de me rendre compte de la chance de bénéficier des soins en Europe, et encore plus en Suisse. Tous n’ont pas cette opportunité et se débrouillent autrement.

Je suis contente de voir qu’il existe des personnes comme Tamara pour créer ce genre de projet afin d’apporter un peu de nos connaissances et de notre savoir-être dans un pays qui ne demande qu’à le recevoir.

Je suis arrivée en Colombie sans savoir à quoi m’attendre, et je repars pleine de beaux souvenirs avec ces enfants et les personnes que j’ai pu y rencontré.

Merci infiniment à Tamara et à tous ces enfants, sans qui mon séjour n’aurait définitivement pas été le même…

 

 

Volontariat à Mocoa en 2016

Last modified on 2017-07-24 16:00:58 GMT. 0 comments. Top.

St-Barthélemy, lundi de Pentecôte, le 16 mai 2016

Chère Tamara,

Voilà, je me suis amusée à définir ce qu’ont été mes 3 semaines de volontariat à Mocoa en ta compagnie et celle de Céline…

En vrac, et dans un désordre voulu et souhaité, c’est :

Une parenthèse dans une vie de physio bien remplie, sortir d’un espace-temps bien réglé et prévisible (pratique indépendante depuis 1988), partir à la découverte de Soi, arriver à Mocoa (à 8’500km de Lausanne !) un voyage exceptionnel, une moiteur surprenante en sortant de l’avion à Villa Garzon, une chance de pouvoir pratiquer à domicile dans la proximité des familles et leur intimité, ramener son esprit à l’instant présent, oublier les poules et leurs poussins qui se promènent à côté de la petite patiente traitée. C’est des échanges, des rires, de la brume sur les collines amazoniennes, des maisons très colorées, des jus de fruits délicieux après une journée de travail bien remplie, de l’inconfort (l’âme aspire aux limites et à l’inconfort, pour mieux se faire entendre !). C’est s’offrir un temps suspendu au-delà de la souffrance et de la misère, vivre le touché et le mouvement dans l’immensité et l’intensité, chercher l’ébauche d’un geste volontaire dans un petit corps spastique, une complicité, une paix incroyable qui nous envahit lorsqu’on s’approche de Jimmy, une connivence qui dépasse les barrières de la langue( Hilver qui comprend si bien mon français).C’est le partage de thérapies à six mains et trois cœurs, le luxe de prendre le temps de bercer un nouveau-né, la joie d’être là, la détermination, la rigueur et le courage de Tamara, les chaussures trop petites de Sarita, l’habileté et la générosité de Céline¸ une soif de sincérité et d’authenticité, une alchimie délicieuse ( la proximité de certaines personnes ensoleille votre journée), c’est aussi des conditions précaires, accepter l’aventure, éviter de penser aux lendemains, la mise en vente de la maison de Darly, les dégâts d’un conflit latent (méfiance), mais aussi : un bain de jouvence, se déplacer à trois sur un scooter, un abandon joyeux à la fatalité, l’équilibre tout juste acquis d’Andrés, les regards attentifs et protecteurs de ses sœurs, la capacité d’être rassurée par la présence d’un chapelet, une légèreté d’Etre, voir partout Will Smith, une pluie qui tombe fine ou diluvienne, un papa qui fabrique et vend des bonbons, une petite patiente qui nous trouve malhonnêtes et grossières (elle a osé !!), dans la forêt c’est des Bambi de toutes les couleurs, mais aussi l’aménagement de fauteuils que l’on espère voir rouler, des enfants heureux qui apprennent à créer des bracelets brésiliens, un Ken habillé d’un peignoir rose, de l’amour encore et encore …..C’est tout ça et infiniment plus.

Et après ?

Des mains qui se souviennent, un cœur qui bat aux rythmes d’un ailleurs, une pluie de bénédictions et de remerciements qui m’accompagnent, et l’Esprit de la cascade qui me rappelle de vivre entière et totalement présente…

Vivre ces trois semaines avec vous deux qui avez la moitié de mon âge a été une aventure tout juste extraordinaire ! Merci !

Tamara grâce à toi AmaNiños est une structure cohérente et viable, un projet merveilleux qui tient la route, tu as permis à ces enfants et leurs familles de recevoir des soins de physiothérapie auxquels ils ne pouvaient pas avoir accès, certain d’entre eux effectuent des progrès remarquables et d’autres reçoivent une attention indispensable dans leur lourd et grave handicap. Ton énergie et tes compétences aussi bien d’organisation, que de pratique et tecniques physio ont permis de mettre en place cette structure dans une région déshéritée de Colombie, du fond du cœur j’espère que tu vas passer la main à une physiothérapeute colombienne qui pourrait assurer la relève avec un salaire versé par l’association physiothérapeutes du monde ; avec la fermeture de l’aéroport de Villa Garzon, et les derniers événements à Mocoa il semble que ta sécurité devient un peu trop précaire pour tous les gens qui t’aiment.

 

 

 

Impresiones del Voluntariado en Mocoa

Last modified on 2017-07-19 19:46:14 GMT. 0 comments. Top.

Antes de ir a Mocoa no sabia mucho del Proyecto, sabia que era con niños discapacitados y que era en Mocoa una zona inquieta de Colombia. Vi el proyecto de Tamara buscando en Physioswiss y me informe por Facebook sobre el proyecto. Después tome contacto con Tamara y organizamos todo.
Confié en Tamara aunque era una persona completamente desconocida y no era una organización humanitaria conocida. Pero siempre he querido hacer un proyecto así y por eso me decidí irme aunque no sabia lo que me esperaba en realidad. Yo decidí irme en avión a Mocoa por ahorrar tiempo lo que resulto lo contrario.

Con un retraso de 7 horas despegue de Bogotá a dirección Villagarzón. Los paisajes impresionantes que se ve desde el avión (vi las cordilleras de los andes y el inicio de la sabana amazónica) me hicieron perder la inquietud de la larga espera en el aeropuerto. Cuando aterrice en Villagarzón me fui en taxi a Mocoa, el carro manejaba por esa sabana que vi desde el avión, que naturaleza tan impresiónate. De repente se acaba la naturaleza y una pequeña cuidad aparece de la nada Mocoa la capital del departamento Putumayo. Moca no es una cuidad linda o espectacular es una cuidad como la hay muchas en Colombia, las calles con huecos que uno ve jamás en Suiza, mucho polvo, casitas con techo de lata, casas viejas medias caídas, nada especial. Pero esa cuidad tiene un encanto muy particular tiene gente que te sonríe, niños que ríen, estantes de comida en cualquier esquina, mercados de frutas enormes y una vida en la calle impresionante. Yo me digo para que ver televisión, si uno mirando la vida en la calle de Mocoa tiene todo junto Holly Wood, Telenovelas y Documentarios en uno y lo mejor gratis 😉 .

El Taxi me llevo directo a la casa de Tamara sin cobrarme más por ser turista. Tamara me dio una bienvenida muy calurosa y me hico sentir bien desde el primer minuto en Mocoa. Me mostro mi pieza la cual era equipado con todo lo necesario y me mostro los puntos claves para orientarme en Mocoa.

Ella me explico bien de que se trataba su proyecto como es organizado y como funciona. Me explico que de Lunes a miércoles íbamos a las casas de los niños hacer la terapia y de jueves a viernes ellos venían a la Cruz Roja. También fuimos la misma tarde a ver un niño en su casa. Cuando llegue allí y vi como Tamara trabajaba con el niño supe que tome la correcta decisión y estaba en el correcto sitio.

Otra vez en casa cocinamos juntas una cena rica en casa de Tamara y nos conocimos mejor. En los Próximos días acompañe a Tamara a la casa de distintos niños con distintas discapacidades, hacíamos las terapias juntas o cada una sola eso dependía si yo me sentía capaz de hacerla o no. Para ser sincera les digo que recién acabe mi estudio y no tengo la experiencia como otros Physios en esa profesión y menos con niños. Pero me sentí muy bien acogida por Tamara ella me mostro cual era la meta que quería alcanzar con los niños y como lo estaba intentando de lograr y también preguntaba si me ocurrían otras idea ecc. De verdad me sentí muy bien trabajando allí y muy bien acompañada.

Los niños también fueron muy lindos y agradecidos conmigo. En mi caso tengo que decir que la alegría de los niños, las sonrisas y la motivación de ellos me dieron mucha energía y alegría. Los niños se alegran de que alguien viene y trabaja con ellos, quieren mostrar lo que pueden hacer y muestran una voluntad increíble, muchas veces no querían terminar la terapia. Pero también tengo que decir que hay niños que no podían participar mucho porque su discapacidad era muy fuerte o simplemente porque tenían un día en donde no quieren trabajar o no se pueden concentrar.

En mi estancia de 4 semanas conocí a Tamara como persona muy amable, muy atenta, ayudable y con mucha energía. Ella me recuerda a los conejitos rosados de las baterías Duracel del aviso de Televisión 😉 .

Pero el detalle mas lindo que tiene Tamara es que ella quiere que uno se siente acogido que no se siente solo en una ciudad que no conoce. Ella organiza muchas cosas por la noche como por ejemplo cocinar juntas o ir a comer una ensalada de fruta, Empanadas, Jugos frescos o ir a tomar algo en un bar. Y claro como mujer sabe también en donde venden las mejores sandalias 😉 . También mira que uno entre en contacto con los ciudadanos de Mocoa y se entera de otro lado de la vida en la cuidad. Los fin de semanas hice muchos paseos en la sabana amazónica para conocer esa región y bañarme en los ríos que hay tantos en esa zona.

Ese proyecto y tiempo en Mocoa fue muy enriquecedor en mi vida personal. Pase un tiempo muy corto en un país, en una zona muy diferente a lo que yo conozco de suiza y sin embargo funciona todo de una manera. Me abrió mucho los ojos y me deja ver las cosas por otros ojos. También aquí en suiza he podido atravez de Mocoa apreciar mas lo que tenemos aquí.

Y también tengo que decir que en todo el tiempo que he estado en Mocoa no he sentido miedo o presumido algo malo. Todo lo que he escuchado antes de esa región que era peligrosa etc. no lo puedo confirmar en mi caso personal porque no viví nada de eso.

En cuanto yo pueda quisiera regresar otra vez y trabajar mas tiempo en ese proyecto que 4 semanas para mi fueron muy cortas. Y también le quisiera agradecerle de corazón a Tamara de tener esa energía de sacar ese proyecto adelante sola y permitirnos de trabajar con ella y ser tan bien atendidos.

Con mucho amor

Nathalie (Voluntarioa Octubre 2015)

Lista de Equipaje

Viaje: Antes de hacer el equipaje tienes que saber si quieres viajar a Mocoa en avión o en Bus. Si viajas en avión tienes que saber que solo la aerolínea Satena viaja a esa región y que solo puedes llevar 15 kilos de equipaje y 5kilos de equipaje a mano. Además es una aerolínea que es conocida por sus retrasos o porque cancelan los vuelos.

El Clima: Mocoa es clima tropical es muy húmedo y hace mucho calor. Hay casi todos los días una lluvia corta. En la época de lluvia llueve días eneros allí si se puede poner un poco de fresco 15° en ves de 30°+.

Mosquitos: El anti Brumm es muy efectivo contra los mosquitos. Pero una malla de Mosquitos no es necesario tantos tampoco hay.

Ropa para trabajar:

-Pantalón cómodo ligero, hace mucho calor

-Camisas ligeras que dejan transpirar, pero que no sean tampoco con un descote demasiado grande

-Zapato cómodo que se puede ensuciar, las calles tienen mucho polvo

-Alcohol desinfectante para las manos

Ropa para el día a día

-Ropa ligero de verano hace mucho calor 30+

-Un saquito ligero para por la noche cuando hace mas fresquito, o si hay muchos días que llueve y se pone frio (pantalón largo)

-Una sombrilla o protector de lluvia cuando llueve

-Buenos Zapatos para ir a pasear en la sabana amazónica zapatos de montaña preferibles

-Protector solar, muy importante (es muy carro en Mocoa), como también todos los artículos de higiene y champo, jabón ect.

-Neceser

-Traje de baño para bañarse en los ríos

-Toallas

-Piyama ligera

-Un saco para dormir de seda o uno muy muy muyyyyy ligero (Hace mucho calor en las casas por la noche)

-Flipflops para ducharse

-Zapatos cómodos

-Documentos

-Medicamentos contra dolor, fiebre, diarrea ect.

-La batería para cargar el celular con adaptador, la computadora no se necesita allí pienso que un tiempo sin compu también hace bien. En el caso peor Tamara tiene uno por si hace falta

-Ropa para salir de baile por la noche ;P

-Chocolate (para los regalitos) ;P

Vacunas:

-Protección de Malaria

-Hepatitis

-Tétanos

-Fiebre amarilla

 

 

Resumen AmaNiños

Last modified on 2017-07-19 20:01:37 GMT. 0 comments. Top.

Martina Rebnegger
Mocoa, Mayo-Julio 2015

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Tuve la oportunidad de trabajar 7 semanas por AmaNiños lo que cambio mi vida y mi trabajo también. Fui a Mocoa el 10 de Mayo para asistir 5 semanas al proyecto

AmaNiños, pero estaba tan bien que lo prolongue de 2 semanas más. Tamara organizó todo muy bien por ejemplo mi estadia y tambien la organización de las terapias de los niños. Hemos trabajado bien juntas. Aprendí mucho de Tamara como tratar a los niños y nos hemos enseñado diferentes terapias. Entonces hemos tenido un buen intercambio, fue genial y pudimos aprender nuevas terapias.
Lo que me gusto mucho era su relación con los niños y sus padres y los niños la quieren mucho „la doctora“. Con algunos niños como Karen, Mariana, Sebastián, Andrés o Juan José la relación es muy fuerte. Martina Rebnegger RESUMEN final (2)En el caso de Juan José es muy importante tener una persona como Tamara. Eso le da confianza y tranquilidad, porque a veces está solo. Su familia no tiene mucho tiempo y hay muchas personas que viven en la misma casa. Para mi era muy bonito ver como Juan José estaba feliz cuando Tamara llegaba en su casa. Para mi tambien esa relación era fuerte, porque Juan Jose siempre trabajó muy bien con nosotras. Hemos hecho terapía con energía con él, lo que le permitía relajarse muy bien. Siempre reía mucho cuando llegabamos en su casa. Eso siempre me abría mi corazón y me ha emocionado, tan lindo que era.

 

El jueves trabajamos en la Cruz Roja, pero a veces estaba difícil porque no venían mucho niños para hacer la terapía. Felicitación a Tamara que estaba siempre allí y que tenía la paciencia de continuar. Siempre escribió un dia antes a los padres para que se acuerden venir en las terapías pero aun asi no venían muchos. Las veces que estabamos solas hicimos un programa con ejercicios para la brigada o nos enseñábamos diferentes terapías, lo que era importante para los niños también. Dos viernes por mes estábamos en la Cruz Roja para hacer una brigada con las voluntarias de la Cruz Roja y para hacer las terapias con los niños. Me parece muy bien como Tamara organiza las brigadas y las terapias.

Martina Rebnegger RESUMEN final (3)
Desde el 1 hasta el 5 de Junio estuvimos en el Bajo Putumayo para hacer una brigada que Tamara organizó con el Bienestar Familiar y la Cruz Roja. Estabamos dos días en El Placer, donde hemos trabajado bien y han venido muchos niños acompañado de sus padres. Fue un tiempo fuerte y matrizado porque las personas nos contaron sus historias con la FARC. Por ejemplo, una mujer vinó con su hijo que sobrevivió a una bomba en su casa. La mamá lo protegía cuando explotó la bomba. Ella nos contó toda la historia con lágrimas, eso era muy triste. Hemos tratado las cicatrices de su hijo las cuales estaban muy pegadas. Hemos enseñado lo mismo a su mamá.

Martina Rebnegger RESUMEN final (4)

 

A un momento, explotó una bomba a un kilómetro de nosotros. Eso nos asustó mucho y después estábamos con una tensión. Pero los padres de los niños y la Cruz Roja nos tranquilizaron. Lo más impresionante era que los niños no tenían miedo y solo hablaron de la bomba como si era algo normal. Fue una experiencia muy intensa y es genial que hemos podido compartir eso con Tamara y Enrique (el pediatra) y que hemos podido digerirla juntos también. Ese evento nos hizo agradecer a la vida otra vez y pensar en muchas cosas con otros sentimientos.

Martina Rebnegger RESUMEN final (5)

A un momento, llegó un hombre adulto quien quería seguir una terapia con nosotras. Normalmente era solo para los niños. Como este hombre estaba mal y triste hemos hecho una terapia con él también porque tenía bastante problemas fisicas. Nos contó su historia la cual era muy triste.
La FARC vinieron una mañana en su casa para golpearlo. Lo pegaron con armas tan fuerte que se volvió ciego y sordo del lado derecho. Después, le preguntaron a cual grupo apartenía. El señor contestó que creía en dios y no apartenecía a un grupo. Por haber contestado eso le tiraron en su pierna. Tenía mucho miedo y nunca se fue al hospital. Pero después 10 años el cartucho que estaba todavia en su pierna provocó una inflamación y él tuvo que hacer una operación para sacarlo.
Nunca voy a olvidar este hombre, porque su presencia y su destino eran tan fuerte. Este señor merece muchas bendiciones. Nos agradezco muchas veces por haber hecho el tratamiento y los ejercicios y nos ha dado sus bendiciones. Para mi eso era increible y me emocionó mucho, porque eran pequeñas cosas que hizimos, pero para él era una grande cosa y ayuda. Además era la primera vez que contaba su triste historia de vida. Este encuentro me matrizo mucho; me hace más bondadosa y agradecer por mi vida y mas que todo por el tiempo que compartí con estas maravillosas personas. Lo más importante de esta semana en el Bajo Putumayo fue que las personas pudieron hablar sin miedo una vez, que pudieron compartir sus sentimientos y experiencias con nosotros. Tambien los tratamientos con ejercicios eran bien y creo que muchos padres van a seguir haciendolos a sus niños, lo que era nuestro sueño y meta.
El jefe del Bienestar Familiar dijó a sus empleados que tenían que abandonar el Bajo Putumayo porque la situación había cambiado y se volvía más peligrosa con la FARC. Tamara nos preguntó si queríamos regresar a Mocoa o si seguíamos. Para nosotros era claro que seguíamos los dos dias. Nunca tuve miedo de verdad, solo un gran respeto y mucha confianza en la vida y en las personas que nos acompañaban.

Martina Rebnegger RESUMEN final (6)Martina Rebnegger RESUMEN final (7)
Gracias a AmaNiños, Physiothérapeutes du Monde, el Bienestar Familiar y a la Cruz Roja de haberme dado la posibilidad de participar a la brigada, de ayudar a los niños y sus padres y de haber vivido esta experiencia con personas con destinos increibles. Eso cambió mi vida para siempre y dío mucho valor a mi vida. Estaba triste por sus destinos pero feliz por la confianza que tenían en nosotros. Ellos son como ídolos porque siguen con sus vidas con la cabeza alta!
También el tiempo en Mocoa me cambió mucho tanto personal como profesional. Otra vez un grande GRACIAS a Tamara, AmaNiños y Physiothérapeutes du Monde de haberme dejado trabajar como estaba acostumbrada y de pagar mi cuarto y la comida!!

Tengo una grande comparación: Hace 2,5 anos estaba en Colomi, en Bolivia para hacer un voluntariado con niños durante 3 meses. Trabaje por una grande organización conocida en todo el mundo. Estaba la primera fisioterapeuta y voluntaria en Colomi. Es un pequeño pueblo a una altura de 3300 metros. Tuve que pagar casi todo sola, pero eso no importa, pero estaba sola con todo la organización… Los niños no venían, nada estaba organizado y tenía que buscarlos y organizar todo. La fundación sabía desde un año que iba a llegar y era muy duro para mi porque no hablaba español, solo algunos palabras. El jefe no hizó nada para mi cuando estaba llorando en su oficina para pedir sus ayudas. Ojalá hubó dos personas que me ayudaron, eran mis angeles de Bolivia. Me apoyaron para seguir y avanzar. Con los niños fue genial y hice `mi proyecto` . Aunque que eso no era la idea porque tenía que buscar niños mucho tiempo y entonces perdí mucho tiempo para empezar las terapia con ellos.

Con esta experiencia puedo valorar más el trabajo de Tamara con AmaNiños.Gracias a Tamara por darme la confianza y la posibilidad de ayudar desde el principio de mi voluntariado en Mocoa. Tamara tienes que seguir así, como lo estas haciendo ahora. Los niños te admiran y los padres tambien! Eso te da la fuerza y la energía de seguir adelante, aunque los padres no vienen siempre a la Cruz Roja! Siga con las brigadas y siga así en tu profesión con todo el corazón y con los voluntarios que vienen!
Quería apoyar el proyecto desde Austria y voy a volver un dia a Mocoa para trabajar, cuando tendré la posibilidad.

Otra vez, gracias por todo, gracias a AmaNiños, Physiothérapeutes du Monde y a la Cruz Roja de Mocoa!

 

 

AmaNiños, l’implantation du programme à Mocoa

Last modified on 2017-07-19 20:02:04 GMT. 0 comments. Top.

AmaNiños se développe à grande vitesse. Voilà six mois que le programme a repris à Mocoa. Il est temps de faire le point et de vous raconter ces belles aventures colombiennes.

DSCF6084 DSCF6189 DSCF6204Au retour de Tamara et après quelques désagréments, le programme a finalement pu reprendre. Les problèmes passagers ont été réglés, notamment les problèmes d’espace. Suite à des inondations, les locaux mis à disposition d’AmaNiños par le gouvernement du Putumayo en décembre 2014 ont été monopolisés par le Secrétariat de la santé. Le lieu n’étant donc plus adapté à recevoir des patients, il a fallu rechercher un nouvel espace pour recevoir les enfants et travailler avec eux. Grâce à notre partenariat avec la Croix-Rouge et grâce au futur projet de brigade mis en place en collaboration avec les Dames Grises, la Cruz Roja Seccional Putumayo a accepté de nous fournir un local. Cet espace est plus adapté, de plain-pied, dans un environnement plus tranquille et donc plus apte à recevoir des enfants. Ensemble, les Dames Grises et AmaNiños accueillent une douzaine d’enfants deux fois par mois durant une journée. Les enfants reçoivent des soins physiothérapeutiques et peuvent ensuite participer à divers ateliers de bricolage. Le matériel envoyé depuis la Suisse a été répertorié. Avec l’aide de Cathy, responsable du programme en Suisse, nous avons pu ranger et trier le matériel rapidement et dans une ambiance bien plus joyeuse.

Suite à plusieurs entretiens, Tamara a rencontré la responsable d’une fondation de mamans d’enfants ayant un handicap (Madres Gestoras con Amor) et a rencontré la majorité de ses patients grâce à cet échange. Son horaire est chargé : elle a effectué vingt bilans et traite maintenant vingt-cinq patients par semaine.

Ses partenariats avec diverses institutions comme l’Institut colombien du bien-être familial (Instituto Colombiano de Bienestar Familiar) aident son projet à vivre et permettent aux institutions concernées de se rendre divers services : échange de données, partage de patients atteints de handicap, enseignement thérapeutique, participation à des brigades locales. La collaboration fonctionne bien et Tamara est allée enseigner des techniques facilitatrices de traitements aux mamans qui participaient aux réunions. Les mamans peuvent ainsi appliquer les conseils thérapeutiques à la maison.

Durant le mois de mai 2015, Martina Rebnegger, première volontaire du programme AmaNiños, arrive sur place. Martina avait prévu de rester cinq semaines, mais apprécie tant son séjour à Mocoa qu’elle le prolongera de deux semaines supplémentaires. Au nom d’AmaNiños, Tamara et Physiothérapeutes du Monde remercient chaleureusement Martina pour l’aide qu’elle a apportée à la fondation. Ses précieux conseils et son professionnalisme ont rendu son volontariat très agréable. Martina a établi des relations de confiance profonde avec les enfants et a pu contribuer à un échange étincelant de la magie physiothérapeutique.

En juin 2015 se déroule la première brigade pédiatrique et thérapeutique du Putumayo. Le Bienestar Familiar approuve l’idée lancée par Tamara et collabore à la réalisation du projet. La brigade a lieu dans les petites villes amazoniennes de La Hormiga, El Placer et San Miguel. Durant une semaine, Tamara et Martina traitent 75 patients et le pédiatre effectue 107 consultations. Le but de cette brigade était de pouvoir donner un diagnostic médical aux enfants et d’enseigner un maximum d’exercices aux mères de famille afin que leurs enfants puissent bénéficier de soins à la maison. Les régions plus reculées du Putumayo n’ont pas de service de santé régulier et cela rend le suivi des enfants plus difficile. La guérilla présente dans le sud de la province et les violences constantes jouent un grand rôle dans l’absence ou dans la diminution de la qualité des soins de ces régions. Les histoires de vie choquantes et touchantes des patients nous mettent face à une autre réalité, celle qu’endurent ces personnes au quotidien. Malgré tout, il brille toujours dans leurs yeux une lueur d’espoir et de dignité. Les patients souffrent de diverses pathologies qui varient de la paralysie cérébrale à des brûlures dues à des explosions passées. Les échanges qui ont eu lieu durant cette semaine ont été très forts. Cette première brigade fut un succès.

Les mois passent, les traitements se poursuivent. AmaNiños effectue une moyenne de 60 traitements par mois, et un total de 365 thérapies a été offert aux enfants de Mocoa depuis la mise en place du programme en décembre 2014. Les thérapeutes se rendent au domicile des enfants trois fois par semaine et reçoivent les enfants au cabinet deux fois par semaine.
Du point de vue financier, AmaNiños couvre les besoins de base des volontaires, soit la nourriture et le logement, et participe aux frais d’assurance maladie de Tamara. Pour les volontaires qui restent plus de six mois, AmaNiños contribue aux frais de transport, selon les règles édictées par Physiothérapeutes du Monde. Selon les cas, AmaNiños peut contribuer à l’achat de matériel pour les enfants et peut couvrir tous les frais relatifs aux traitements.

 

 

Projet Mocoa – Colombie, e-mail de Tamara

Last modified on 2017-07-19 20:02:12 GMT. 0 comments. Top.

Projet Mocoa – Colombie Tamara Martinez

From: tam.martinez@hotmail.com
To: canthophysio@hotmail.com
Subject: RE: aux nouvelles!
Date: Wed, 10 Jun 2015 07:53:02 +0200

Coucou! Voici encore des nouvelles!
J’ai reçu une demande de volontariat pour le Vietnam!
Je vais la mettre en contact avec toi ; comme ça c’est plus facile! =)
Ici tout va bien, même pour le mieux, je dirais.
La semaine passée on est allé en brigade!
C’était intense, difficile, magnifique et unique. Une expérience unique dans des régions plus reculées où sont encore palpables les tensions politiques passées.
Nous avons eu 75 patients en physio, 107 avec le pédiatre que j’avais contacté. =)
La volontaire qui est ici pour les cinq semaines est juste géniale et nous avons beaucoup appris l’une de l’autre.
J’attends encore trois ou quatre volontaires d’ici mon départ ! =)
Voilà! Je te laisse ; j’espère que tu vas bien!

Tamara Martinez
Physiothérapeute
Responsable du Programme AmaNiños

 

 

Oser se lancer dans ses rêves

Last modified on 2017-07-19 20:03:01 GMT. 0 comments. Top.

 

COTE_20140815_Vendredi – Lacote – Région – page 7  Lien vers l’article original

 

Photo Cédric Sandoz

Photo Cédric Sandoz

 

 

A 24 ans, Tamara Martinez s’apprête à ouvrir en Colombie un centre de physiothérapie destiné aux enfants, avec un accès gratuit pour les patients.

Par FABIENNE MORAND  fmorand(AT)lacote.ch

Elle a le sourire facile et le regard qui pétille, Tamara Martinez. Elle a 24 ans et s’apprête à quitter la Suisse pour ouvrir un centre gratuit de physiothérapie pédiatrique en Colombie. Rencontre avec cette habitante de Lully, moitié Suissesse, moitié Espagnole, à un mois de son départ.

Selon elle, il y a trois événements pour lesquels, chaque jour, elle pense avoir pris les bonnes décisions. « Le premier, c’est quand à 12 ou 13 ans, j’ai décidé que je serai physiothérapeute. Puis, quand je suis partie six mois en Equateur et, enfin, quand j’ai pris la décision de créer mon propre centre » , liste-t-elle. Elle ne sait pas vraiment pourquoi ce métier, sauf qu’elle en bénéficiait pour son dos et qu’elle trouvait qu’il était riche et varié. Après 4 ans d’études, elle obtient son bachelor de physiothérapeute en 2012. En octobre, elle quitte pour la première fois la maison pour plus d’un mois. Grâce à Physiothérapeutes du Monde – association dont elle est aujourd’hui vice-présidente – elle effectue un volontariat de 6 mois dans un centre pédiatrique à Tena, petite ville au coeur de l’Amazonie équatorienne.

Le déclic nommé Marlon

Créée par une Américaine, cette entité est un exemple pour l’habitante de Lully. Elle aime raconter l’une des rencontres qui l’a le plus marquée et convaincue de se lancer dans son aventure colombienne. C’est celle de Marlon, 7 ans. Tétraplégique de naissance, ce garçon n’avait encore jamais pu se déplacer seul. « Tout à coup, il n’est plus venu aux séances de physiothérapie. Un jour, nous avons croisé sa maman qui nous a raconté que son fils refusait désormais de manger, il voulait mourir, raconte Tamara Martinez. Nous lui avons trouvé une chaise roulante. Arrivé chez lui, il a dit « je m’en vais » et est parti, seul, dans sa chambre. Il était indépendant. »

Durant les trois mois suivant son volontariat, Tamara Martinez visite le pays, ainsi que le Pérou et la Bolivie. « Lors des longs trajets, j’ai lu un guide sur la Colombie et je me suis dit: c’est là que j’irai ouvrir mon centre , relate-t-elle. En Equateur, je suis tombée amoureuse de l’Amazonie et je voulais un lieu pas trop touristique, mais pas coupé du monde non plus. » C’est ainsi qu’elle jette son dévolu sur Mocoa. Grâce à un ami colombien et beaucoup d’audace, elle entre en contact avec des personnes du pays qu’elle s’apprête à rejoindre, mais où elle n’a encore jamais posé un pied. Par chance, ses contacts s’avèrent être des gens bien placés, dont un ancien directeur de neurologie. Son projet est d’ouvrir son centre à l’hôpital « Jose Maria Hernandez » ou, autre possibilité, dans les locaux de la fondation pour enfants à problèmes mentaux que dirige son précieux contact. « Je vais sur place pour voir s’ils me prennent au sérieux et si le site est adapté » , explique Tamara Martinez qui quitte la Suisse le 20 septembre. « Je reviens le 20 décembre, cela me permettra de régler les dernières tâches administratives si je décide de quitter définitivement la Suisse. » A Lully, elle laissera ses parents et son grand frère, mais cela ne semble pas l’effrayer, car elle sait que si ça ne fonctionne pas, elle peut rentrer.

Dernier obstacle: le transport de matériel

Un tel projet suscite évidemment des réactions. « Il y a ceux qui sont sceptiques, qui ne comprennent pas le choix de la Colombie. D’autres qui disent que c’est fou. Mais pour moi, c’est juste quelque chose de normal. Il y en a aussi qui sont impressionnés parce que je suis jeune et je vise quelque chose de grand » , répond-elle. Finalement, tous finissent par l’encourager et la soutenir.« Beaucoup de gens sont prêts à m’aider et je suis très touchée par ça » . Elle a notamment reçu beaucoup de matériel thérapeutique (chaises roulantes, attelles), mais aussi des jouets et habits.

Un cadeau bienvenu mais qui lui pose actuellement son plus gros problème: savoir comment le transporter. Un container lui coûterait 10 000 francs, soit la moitié de son budget annuel que lui alloue l’association Physiothérapeutes du Monde. Une association colombienne lui a fourni une liste d’environ 70 entreprises qui envoient régulièrement du matériel depuis la Suisse. Tamara Martinez est dans l’attente de savoir si elle peut bénéficier d’une place dans un container.

Une expérience à vivre

Si proche du départ, elle semble avoir pensé à tout, et est consciente que la corruption existe en Colombie et que cela fait partie de la culture. « Je lâche tout pour quelque chose que je ne connais pas. Mais ça va, je n’ai pas trop de craintes ou de doutes. Il faut juste oser se lancer dans ses rêves » , lâche-t-elle avec sa force tranquille. Celle qui enseigne aussi le full-contact à Morges se dit prête. Et si ça ne marche pas? « Oui, j’y ai réfléchi. Je peux changer d’endroit, par exemple. Dans tous les cas, l’argent n’est pas perdu, il partira dans d’autres projets de Physiothérapeutes du Monde. »

 

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