Articles

Projet Tena – Equateur

Last modified on 2017-07-19 20:02:20 GMT. 0 comments. Top.

Projet Tena – Equateur Stéphanie Forestier

Dès mes études déjà, j’ai eu l’envie de partir travailler à l’étranger. Après trois années passées au CHUV, je me suis décidée enfin à tenter l’expérience.
J’étais un peu perdue entre l’idée de chercher un travail dans un autre pays ou me lancer dans une mission humanitaire. Ayant entendu parler de Physiothérapeutes du Monde durant mes études et plus récemment de son travail en Equateur grâce à Tamara, j’ai décidé de contacter l’association. Six mois plus tard, le 6 octobre 2014, me voilà dans l’avion qui me mène à ma nouvelle vie équatorienne. Lorsque j’arrive à Tena, je suis accueillie par Alexandra, physiothérapeute à l’hôpital, qui me logera durant les six mois de mon bénévolat.
Ecuador2La ville de Tena compte environ 17’000 habitants et c’est la capitale de la province de Napo, région amazonienne de l’Equateur. Vingt pour cent seulement de la population de cette province se trouve dans les villes, quatre-vingts pour cent vivant dans des communautés kichwas situées en forêt amazonienne.
L’association Pedihabilidad et Nicole Falcon ne se trouvent plus à Tena, cependant le service de réhabilitation et physiothérapie pour enfants a été maintenu par l’hôpital. Chose rare sachant qu’en Equateur la réhabilitation pédiatrique ne se pratique normalement que dans les hôpitaux pour enfants.
L’hôpital de Tena étant en travaux d’agrandissement, le service de physiothérapie a été déplacé pour une durée d’environ un an dans des locaux à l’extérieur de l’enceinte. Ceux-ci sont peu spacieux et ne peuvent malheureusement pas accueillir tout le matériel nécessaire.
La salle de physiothérapie se résume maintenant à une pièce d’environ 20m2 et celle d’ergothérapie, plus petite encore, doit accueillir deux thérapeutes et leurs patients. De plus, ces nouveaux locaux se situent à dix minutes de l’hôpital et à l’extérieur de la ville, rendant difficiles les échanges entre thérapeutes et médecins ainsi que l’accès pour les patients.
Malheureusement, par manque de budget, l’hôpital a licencié du personnel en début d’année ; le service de réhabilitation a perdu trois thérapeutes dont son logopédiste, unique dans toute la ville. Actuellement, le service de physiothérapie pédiatrique comprend une physiothérapeute et deux ergothérapeutes. Sans compter que le nombre d’enfants nécessitant de la physiothérapie ne cesse d’augmenter et qu’il devient difficile de trouver des places libres pour chaque patient. Le service pour adultes, quant à lui, est passé de trois à un thérapeute depuis mon arrivée.
Je fais donc mon entrée ici dans un climat un peu particulier, mais tout le monde m’accueille chaleureusement et avec beaucoup d’intérêt pour ce que nous faisons en Suisse.
Lundi, premier jour de travail avec les enfants, je suis un peu stressée car la pédiatrie et la neurologie sont deux domaines quasi inconnus pour moi. Mes connaissances sont orientées plutôt vers la traumatologie, l’orthopédie et la brûlure.
Parmi les enfants fréquentant l’hôpital, environ soixante pour cent viennent de communautés kichwas. Il n’est donc pas rare que les familles doivent faire jusqu’à une à deux heures de voyage pour venir aux traitements, portant les enfants à l’aide d’écharpes car les rues et transports en commun ne sont pas adaptés pour une chaise roulante.
Ecuador1La région amazonienne comporte un nombre élevé d’enfants atteints de troubles neurologiques. Les communautés kichwas sont éloignées des villes et par conséquent des hôpitaux. De plus, beaucoup de femmes accouchent à domicile.
Une simple complication peut donc engendrer des problèmes plus importants. Par exemple, une fièvre élevée qui n’est pas traitée à temps peut occasionner des lésions cérébrales chez le bébé menant à un handicap psychologique et/ou moteur.
Les pathologies les plus souvent rencontrées sont: retard psychomoteur, paralysie cérébrale, hydrocéphalie, microcéphalie, épilepsie, myéloméningocèle, arthrogripose, hémiplégie et pied bot varus. Tous les soins et traitements sont gratuits, cependant les moyens auxiliaires, orthèses, chaises roulantes sont à la charge des familles. L’association Pedihabilidad n’étant plus à Tena, l’aide des ONG a diminué et les revenus des familles sont très restreints. Par conséquent, il est difficile de fournir tout le nécessaire aux enfants afin d’avoir un traitement et des adaptations optimaux.
Encadrée par Gabriela, physiothérapeute en charge des enfants, je découvre chaque jour de nouvelles techniques et peu à peu me sens à l’aise avec les traitements. Après cinq semaines passées avec les enfants, le chef de physiothérapie me demande de travailler avec les adultes, car il manque sérieusement de thérapeutes. J’accepte de les aider le temps nécessaire tout en précisant que j’aimerais continuer en pédiatrie, raison pour laquelle je suis venue en Equateur.
Projet tenaLe travail avec les adultes est très différent de celui pratiqué en Suisse. Nous avons quatre à cinq patients en charge en même temps, et pas question de pratiquer de la thérapie manuelle. Ici les agents physiques sont rois. Les traitements consistent donc à appliquer de l’électrothérapie, des ondes magnétiques, des ultrasons et des compresses chaudes. Bien que les physiothérapeutes soient curieux d’apprendre de nouvelles techniques, il est mal vu par le chef de prendre plus de temps avec les patients car le tournus est important. Peu importe, cela ne nous empêche pas de pratiquer entre nous.
Après deux mois avec les adultes, j’émets le souhait de retourner avec les enfants et comprends bien que cela va être difficile. Le meilleur que je peux espérer pour la fin de mon séjour est de travailler le matin avec les adultes et l’après-midi en pédiatrie.
Bien que mon bénévolat ne se soit pas tout à fait déroulé comme prévu, j’ai vécu une expérience géniale. Elle m’a permis de découvrir différents aspects de la physiothérapie et du fonctionnement du système de santé en Equateur. J’ai appris à travailler avec les enfants. Mais au-delà de l’expérience professionnelle, j’ai découvert un pays magnifique avec des gens formidables.

Les thérapeutes, patients, parents sont tous très accueillants et toujours ravis de voir venir quelqu’un de l’étranger, s’intéressant à la vie chez eux; les échanges sont très enrichissants.
Tena , le 19 mai 2015

 

 

 

Adaptations des moyens auxiliaires pour la réalité amazonienne

Last modified on 2017-07-19 20:06:34 GMT. 0 comments. Top.

Adaptations des moyens auxiliaires pour la réalité amazonienne

Par Tamara Martinez

Adaptations des moyens auxiliaires pour la réalité amazonienne

 

 

Mon expérience chez «PediHabilidad», un centre de neuropédiatrie en Equateur

Last modified on 2017-07-19 20:06:41 GMT. 0 comments. Top.

Article paru dans  Mains Libres n° 5 . 2o12

Par  Yolanda Furrer

Physiothérapeute

INTRODUCTION DE STANISLAW BUCHS, PHYSIOTHÉRAPEUTE

Voici les dernières nouvelles de nos missions à Can Tho au Vietnam et à Tena en Equateur, que nous sommes heureux de partager avec vous.

A Can Tho, un nouvel Hôpital Pédiatrique est en court de construction, il s’achèvera en 2015 et jusqu’à cette date nous allons soutenir les efforts de nos neuf collègues vietnamiens pour les formations continues et le partage des compétences avec les jeunes physiothérapeutes suisses qui partiront pour des missions sur place.

Mais c’est de l’Hôpital Pédiatrique de Tena que nous avons reçu des retours particulièrement encourageants que vous découvrirez dans le très bel article de Yolanda Furrer, écrit à son retour d’une mission de six mois. Cette physiothérapeute travaille actuellement à l’Hôpital de Neuchâtel (HNE). Riche d’une expérience professionnelle de 7 ans, elle s’est spécialisée en physiothérapie du sport à Macolin et en neurologie (Bobath). Avec des mots simples et touchants, elle nous fait partager son quotidien auprès des petits patients de cette région amazonienne loin, tellement loin de nos cabinets et de nos hôpitaux.

En avril dernier, j’ai pu constater le développement très important de ce nouveau centre depuis ma dernière visite, il y a trois ans*, alors que Nicole Falcon, une physiothérapeute américaine et Alexandra Cadena, toute jeune physiothérapeute équatorienne se démenaient seules pour mettre sur pied un centre destiné aux enfants de la région dans l’Hôpital Pédiatrique José Maria Velasco Ibarra.

Lors de mon dernier voyage* j’ai trouvé un grand centre de physiothérapie pour adultes et enfants qui venait d’être inauguré, avec comme cheffe physio Alexandra nommée par la direction de l’hôpital (lire sur notre site son très bel article), ainsi que deux autres collègues, une logopédiste, deux étudiants de physiothérapie et bien sûr, Nicole Falcon de l’Association PediHabilidad.

Constater cette évolution, cette énergie pour rendre pos- sible une nécessité, observer ces patients, ces familles

venues de si loin, ces étudiants de l’université en stage, assister à ces cours pour les « visiteurs de santé » qui sui- vent les handicapés dans les villages reculés de cette région amazonienne, … voir de près toute ces personnes, partager leur enthousiasme, leurs difficultés aussi… m’a fait dire le jour de mon départ, à Nicole : « vous pouvez compter sur notre soutien humain et financier pour les années à venir »

Pour cela, nous avons encore besoin de vous à nos côtés, chers amis, collègues et donateurs dont le fidèle soutien depuis déjà 13 ans nous a permis de réaliser ces projets extraordinaires. Ensemble, nous pourrons continuer à apporter une aide concrète à ces deux centres qui accueillent les enfants des endroits les plus reculés en leur prodiguant des soins primordiaux pour leur qualité de vie. Merci Yolanda et merci Mains Libres!

* ces voyages ne sont pas pris en charge par l’Association!
 

MON EXPÉRIENCE

Je caressais depuis longtemps le projet d’aller faire du bénévolat dans un pays en voie de développement. Comme la plupart des organisations ne proposent que des postes de longue durée, j’hésitais à franchir le pas. J’ai entendu parler de «PediHabilidad» par l’intermé- diaire d’une collègue de travail qui connaissait une ancienne volontaire. La responsable du projet, Nicole Falcone, a immédiatement accepté ma candidature pour une durée de trois mois et le 13 novembre 2011 j’embar- quais pour le long voyage de Zürich à Quito, capitale de l’Equateur. A partir de cette ville perchée à 2800m d’alti- tude dans les Andes, j’ai rejoint Tena et ses 16’000 habi- tants aux portes de la forêt tropicale équatorienne. Le cabinet de Nicole accueille des enfants de plus de six mois souffrant de problèmes neurologiques. Grâce aux ONG et au ministère de la santé, le centre est bien équipé: des standings, des chaises spéciales pour les enfants, des déambulateurs ou encore des orthèses y côtoient une quantité impressionnante de jouets. La construction du premier parc de jeux du pays destiné aux enfants handi- capés a même débuté juste à côté du centre. Malheureusement, l’argent manque et les travaux ne sont pas encore terminés.Parmi les enfants fréquentant le centre, on compte environ 50% de métisses habitant en ville et environ 50% d’enfants indigènes assez foncés de peau vivant dans de petites communautés. Le revenu d’une famille indigène est très bas, en dessous de 200 dollars US par mois. Heureusement, les traitements médicaux basiques (physiothérapie comprise) sont gratuits en Equateur. Toutefois, les supports techniques ne sont pas pris en charge et sans l’aide des ONG les patients n’auraient pas accès à ces moyens. Pour arriver au centre, il n’est pas rare que les enfants doivent voyager pendant trois à quatre heures à pieds et/ou en bus, voire en canoë le long d’une rivière de la forêt tropicale. Heureusement, les familles sont très unies et les enfants sont accompagnés de leur maman et/ou papa, cousins, cousines, frères ou soeurs. Les routes qui mènent aux communautés sont très mauvaises, avec beaucoup de cailloux. Parfois, il faut emprunter un sentier à travers la forêt. Difficile dans ces conditions d’utiliser un fauteuil roulant, sans compter que les bus ne sont pas du tout adaptés. Souvent, les mamans portent leurs enfants jusqu’à l’âge de 4 à 5 ans dans une écharpe. Au centre, elles parlent beaucoup entre elles, soit en quichua (la langue des indigènes), soit en espagnol (la langue officielle). Elles partagent les problèmes rencontrés avec leurs enfants. Les familles arrivaient parfois quelques heures à l’avance ou quelques heures après l’heure de leur rendez- vous. Si elles devaient attendre, elles ne se plaignaient jamais. Quel contraste avec nos patients suisses qui se plaignent déjà pour cinq minutes d’attente!Si la plupart des enfants viennent au centre une à trois fois par semaine, certains ne peuvent faire le déplace- ment que toutes les deux semaines, voire qu’une seule fois par mois. En moyenne, le centre accueille entre 10 et 15 enfants chaque jour pour une durée de traitement de 45 min. Parmi les diagnostics rencontrés le plus souvent, on peut citer: retard psycho-moteur, parésie cérébrale, hydrocé- phalie, microcéphalie, épilepsie, myéloméningocèle, arthrogrypose, trisomie 21, hémiplégie, pied bot varus équin et certains syndromes génétiques rares. A titre d’exemple, j’ai retenu le cas de trois enfants:

1) JEFFERSON, DG : TRISOMIE 21, 18 MOIS

Jefferson est accompagné de sa tante. Assis en cyphose, il n’arrive pas encore à se redresser.

Jefferson est le fils d’une femme indigène célibataire travaillant au marché de Tena. Durant la journée, il dort souvent à même le sol sous la table du stand de sa maman et n’est donc pas beaucoup stimulé. C’est un enfant agréable qui ne pleure jamais et sourit beaucoup. Il vient au centre deux fois par semaine.Comme beaucoup d’enfants avec le syndrome de Down, Jefferson est hypotone et ne peut pas encore marcher à quatre pattes. Il arrive toutefois à se retourner et à ramper. A mon arrivée, il ne pouvait faire le transfert de couché à assis sur le sol que depuis la position couchée sur le ventre en faisant le grand écart avec les jambes en abduction. Il n’avait pas assez de force au niveau des abdominaux et des bras pour se pousser en haut depuis le côté latéral. En thérapie, on a beaucoup travaillé le transfert du décubitus latéral à assis en l’aidant avec les mains et en le facilitant avec le grand ballon Klein. On lui mettait des pantalons courts cousus au milieu qui l’empêchaient d’écarter les jambes. De cette manière, il devait davantage travailler avec les abdominaux pour se lever. On lui donnait des facilitations pour marcher à quatre pattes. J’entrainais avec lui la position assise, et des exercices en position de décubitus ventral pour fortifier le tronc. Il devait également faire des exercices à la maison avec sa maman. A la fin de mon séjour, Jefferson arrivait à s’asseoir seul du décubitus latéral à assis sans devoir faire le grand écart avec les jambes.

2) PIERO, DG : MYÉLOMÉNINGOCÈLE, 8 ANS

Piero et son frère jouent au unihockey

Comme pour beaucoup d’enfants, on ne disposait pas pour Piero d’un diagnostic exact. La hauteur de l’atteinte de la myéloméningocèle n’était pas connue avec précision. Selon la clinique, elle devait être environ au niveau L3. Piero avait encore un peu de force au niveau abdominaux rectus et obliques, et également au niveau des quadriceps, mais rien en dessous. Il était toujours accompagné de son grand frère de dix ans qui l’aide énormément dans sa vie de tous les jours. Ils arrivaient au centre au moins une demie-heure en avance pour pouvoir jouer. Ils allaient tout d’abord aux toilettes où le grand frère changeait les couches de Piero qui, en raison de sa pathologie ne sent pas trop lorsqu’il doit faire pipi. Ensuite, ils se défoulaient. Ils adoraient jouer au foot: Piero par terre avec les mains et son frère debout avec les pieds. Le cabinet et ses jouets était un vrai paradis pour eux!

Piero a une très bonne force au niveau des bras et les trans- ferts depuis son fauteuil ne lui posent pas de problème. Avec des orthèses spéciales hanche-genou-cheville et un déambu- lateur, il arrive à faire quelques pas. Grâce au jeu, j’ai travaillé la fortification des abdominaux et l’entraînement à la marche avec ses orthèses. Même en intégrant son grand-frère, il était assez difficile de le motiver pour la thérapie. Mais tous deux savaient que s’ils travaillaient bien, ils auraient droit à des cho- colats suisses ! Avec les jeux, je devais faire preuve d’imagina- tion: on faisait du foot debout avec les orthèses et le déam- bulateur, du baseball couché pour fortifier les abdos, etc.. Il fallait faire attention à laisser gagner Piero, sinon il s’énervait. Son grand frère était adorable et le laissait toujours gagner.

3) BEDI, DG : PARÉSIE CÉRÉBRALE, 10 ANS

Bedi marche avec des orthèses pied-cheville et une canne. Je suis accompagnée de Veronica, physiothérapeute équatorienne.

Bedi est un enfant souffrant de parésie cérébrale. Malgré son handicap, il a toujours un super beau grand sourire! Il est atteint au niveau moteur mais pas intellectuellement. A cause de la spasticité dans ses jambes, les muscles ischio-tibiales et gastrocnemius s’étaient beaucoup raccourcis et entravaient sévèrement la mobilité du genou droit en extension. Bedi a été opéré début novembre 2011 de manière à allonger ses tendons. Mi-décembre, le médecin lui a enlevé le plâtre après une immobilisation de six semaines. Bedi avait alors besoin d’une physiothérapie intensive pour éviter que les tendons se raccourcissent à nouveau et pour renforcer sa jambe qui s’est atrophiée dans le plâtre. Pendant deux semaines, il venait cinq fois par semaine et faisait des exercices à la maison avec sa maman ou sa grande soeur. On lui a enseigné la marche avec une canne et des orthèses pied-cheville. On a exercé la mise en charge sur le membre inférieur droit, mobilisé le genou, étiré les ischio-tibiales et le gastrocnemius et fait des exercices pour renforcer le quadriceps, les ischios et les gastronemius et de la propioception.

En dehors des thérapies, j’ai eu la possibilité de participer à des projets comme le programme « Rehabilitation Based in the Community» (RBC). Ce dernier consiste à former des personnes sans expérience médicale préalable de manière à ce qu’elles puissent faire de la physiothérapie simple dans les communautés. C’est une excellente initiative qui permettra à des enfants vivant loin du centre de suivre un traitement régulier. En janvier 2012, j’ai pris part au premier enseignement qui portait sur les étirements et les postures. D’autres ateliers comme la marche avec des cannes ou les transferts vont suivre. Je pense qu’il serait primordial de mettre sur pied des visites à domicile avec les volontaires qui pourraient ainsi former les personnes « RBC » et les parents dans l’environnement propre de chaque patient.

Avant mon départ pour Tena, mon expérience avec les enfants était limitée à l’orthopédie et la thérapie respiratoire. Je me suis préparé en étudiant bien les étapes du développe- ment de l’enfant et sur place j’ai eu la chance de travailler avec Nicole (qui est très bien formée en neuropédiatrie) et une physiothérapeute équatorienne. Je leur ai transmis quelques techniques (surtout le K-taping, le bandage des oedèmes lymphatique pour un enfant avec un lymphoedème congénital et quelques conseils pour la thérapie respiratoire). De mon côté, il m’a fallu surtout apprendre à avoir de la patience. Un certain temps était parfois nécessaire pour que l’enfant prenne confiance et que je puisse commencer à tra- vailler avec lui. Il était important de toujours intégrer le jeu dans la thérapie. Je devais me montrer très créative. Des enfants criaient beaucoup, d’autres se laissaient distraire faci- lement et d’autres encore participaient très bien et rigolaient beaucoup. Mes bonnes connaissances en espagnol m’ont été utiles, mais avec les enfants, on parvient toujours à communiquer !

Je ne peux que vous encourager à aider «Pedihabilidad» pour que cette belle initiative puisse continuer d’exister: en allant travailler comme volontaire ergo, physio ou logopédiste, ou en donnant de l’argent. En ce qui me concerne, j’ai beaucoup donné, mais j’ai aussi reçu beaucoup en retour. Les enfants m’ont appris énormément de choses. Et leurs sourires m’ont fait beaucoup de bien et resteront pour toujours dans mon coeur!

 

 

 

Information about PediHabilidad

Last modified on 2010-05-09 15:38:06 GMT. 0 comments. Top.

December 2009

More information about PediHabilidad as well as our newsletters are now available on the web at
www.pedihabilidad.com. Check us out!

During the last few months PediHabilidad has been lucky to have the help of so many volunteers. Over the summer months, Speech Therapist Andrea Ben-David volunteered with PediHabilidad for the second year in a row. Volunteers Lindsey Waddell and Lisa Walde each dedicated a few months to enrich our Physical Therapy program.

Sponsored by the Ecuadorian Ministry of Health, construction of a new rehabilitation clinic began earlier in the year to house the PediHabilidad Rehabilitation Program as well as the expansion of the department to include adult rehabilitation. We are currently working to fund a proposed 200 meter square playground accessible to children with disabilities to be located in the campus surrounding the new rehabilitation center. In October PediHabilidad had the honor of hosting a visit from the Ecuadorian Minister of Health, Dr. Caroline Chang. During her time at the clinic Dr. Chang interacted with many of our program children and their families, expressed her genuine appreciation our work and pledged her future support of PediHabilidad. Her visit was televised on two national news programs!

September marked the start of our clinical internship program as two students from the University of Riobamba, Ecuador began their 6 month affiliation with PediHabilidad. Our commitment to teaching and training Ecuadorian therapists in pediatric rehabilitation skills will continue each semester as new students begin their clinical internships.

Last March during the Neurological Medical Mission organized by PediHabilidad, doctors discovered and diagnosed a 2 year old boy with a brain tumor. As he urgently needed surgery, PediHabilidad and Hosptial JMVI assisted Mateo and his family so that they could travel to Quito and get the operation he badly needed. The surgery was a success and now Mateo is back at home and happily attending therapy once again. We are currently in the process of planning the II Neurological Medical Mission for April 2010.

The local Ecuadorian government provides PediHabilidad with the physical space and staff; however funds are limited for equipment and program development.

This quarter PediHabilidad received a visit and a pledge of financial support from CanThoPHYSIO2ooo, a Swiss-based international physiotherapy association, who support rehabilitation clinics in developing nations.

Also a special thanks to Mrs. Rosa Novas and the Lyndhurst High School World Honor Society for their ongoing fundraising efforts in support of PediHabilidad. Support from such groups and your donations provide wheelchairs, leg braces, and adapted chairs for the children of PediHabilidad, as well as funds volunteer housing costs. Without such support our work would not be possible. THANK YOU!

Construction of the new building, its first floor to house PediHabilidad

Ecuadorian Minister of Health, Dr. Caroline Change (kneeling)

Visits PediHabilidad: Ecuadorian physical therapy interns learn techniques from Program Coordinator Nicole Falcone, MPT during teaching workshops

 

 

VISITING THE COMMUNITY

Last modified on 2011-01-27 20:01:36 GMT. 0 comments. Top.

The second half of 2010 brought a new set of international volunteers to PediHabilidad from around the globe. Catholic Medical Mission Board Volunteer Speech Therapist Adriana Pennino joined the PediHabilidad staff, expanding our Rehabilitation Services to address the language and swallowing deficits of our children. Physical Therapists Kevin Duff, CMMB’s Cindy Gutierrez, and Dr. Andrea Woo, joined PediHabilidad from Canada along with Physical Therapist Lea Kaminsky(GER). The majority of our families live in remote Indigenous communities, where access is limited to canoes and trekking on foot. In this unique home environment, standard wheelchairs or strollers do not meet the needs of these children. In response, PediHabilidad sponsored a carpentry workshop to design and construct 16 adapted wooden chairs to provide children with movement difficulties a place to sit securely during meal times and activities in the home. As therapists, this is a work in progress as we meet each new challenge during home visits to the communities, embarking in canoes wher there are no bridges and learning to adapt our vision to meet each unique.

L’article original

 

 

CELEBRATING 4 YEARS

Last modified on 2011-01-27 20:07:31 GMT. 0 comments. Top.

In August PediHabilidad Rehabilitation Program celebrated its 4 year anniversary.  During this time, the program has grown from 6 children to serve over 400 children in this economically challenged rainforest region of South America.  PediHabilidad continues  in its mission to provide therapy services and durable medical equipment at no cost to children with disabilities ages 0-12 from the Napo Province in the Ecuadorian Amazon resulting from cerebral palsy, epilepsy, birth defects, Down syndrome, and developmental delay.  Over the last few months, PediHabilidad also had the pleasure of hosting neurology consults on two separate occasions by Pediatric Neurologist Dr. Alcy Torres from Boston Children’s Hospital, and our bi-annual visit from Dr. Sebastian Espinosa, Neurology Brigade Coordinator, who recently presented the Neurology Mission pilot project to the International League of Epilepsy in the

Future Projects:

Accessible Playground

III Neurology Mission April 25-29

New construction set to open in January

Pilot RBC Program: Rehabilitation Based in the Community

VISITING THE COMMUNITY  December 2010

www.pedihabilidad.com

L’article original